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  • Arnaud

  • 26Fév 20

Moniquira, le village qui sent la goyave

Moniquira, située à trois heures de route de Bogota, prétend être la ville la plus douce du pays et le lieu de naissance du « bocadillo », la confiture à base de pulpe de goyave et de panela.

Ses habitants affirment par ailleurs que Moniquira est le berceau où le sandwich est né.

Sandwichs et goyaves à Moniquira

La plupart des 24 000 habitants de cette ville vivent de la culture de la banane, du yucca et de la canne à sucre sur leurs petites parcelles et de leur vente ultérieure sur le marché, bien que les prix bas, l’abandon des institutions et l’absence de changement générationnel menacent de décimer la campagne.

Dans ce contexte, les paysans et les habitants de la municipalité, située à Boyacá, cherchent à valoriser le patrimoine naturel et gastronomique, et à encourager le tourisme d’aventure pour dynamiser l’économie locale.

L’odeur de la goyave imprègne les couloirs de la sandwicherie de La Moniquireña, où chaque dimanche, une cinquantaine de boîtes de ce fruit doux et tendre arrivent et sont bouillies, mélangées à de la panela (fromage relativement sec) et refroidies en tablette.

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Il est dit que le sandwich est né à Moniquira, bien que peu à peu il ait atteint les cuisines voisines de la municipalité de Vélez et Barbosa. C’est là qu’ils ont appris la technique et qu’ils ont ensuite créé leurs micro-entreprises.

L’on peut voir alors des petites mains rivaliser sur la place pour voir qui peut emballer le plus rapidement les sandwichs dans leur traditionnel emballage en feuille de bijao. Le bijao, une plante qui pousse sous les tropiques, est l’une des cultures typiques de la ville. Ses habitants ramassent les feuilles et les blanchissent pour les vendre au marché à un prix dérisoire.

Le fruit de la goyave est transporté depuis d’autres endroits car les plantes ont cessé de pousser parce qu’elles ont été mangées par le charançon, un insecte originaire d’Asie, ce qui a affecté grandement l’activité agricole de la région.

Cependant, l’activité économique basée sur l’agriculture se voit peu à peu remplacée par des activités liées au tourisme par exemple.

Opportunités économiques pour cette zone reculée 

Compte tenu de ce panorama, les nouveaux débouchés économiques attirent des entrepreneurs tels que des guides vous révélant un parcours panoramique de Moniquira avec plus de 15 cascades et sentiers.

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Au Salto del Zorro, les visiteurs peuvent faire du rappel, se promener dans les buissons et se baigner dans un puit d’eau cristalline. Tandis qu’à la Cascada del Cajón, haute de 76 mètres, ils peuvent s’essuyer le visage en transpirant dans les gorges, à travers les montagnes.

Des lieux oubliés comme le monticule où s’est déroulée l’avant-dernière bataille de la Guerre des Mille Jours, la dernière bataille qui a marqué le passage de la Colombie du XIXe au XXe siècle, sont aussi à découvrir.

A été construite une structure métallique pour que les visiteurs en quête d’adrénaline puissent sauter de l’Alto del Mazamorral en chute libre de 60 mètres ! Si la peur ne vous crispe pas, scrutez toute la vallée à partir de là. Cette vallée est marquée par des images de fermes paysannes et de plantes tropicales et par l’odeur de la goyave qui s’échappe de l’usine et arrose la place de Moniquira.

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