La région du désert de la Guajira

La singularité du désert de la Guajira est le contraste impressionnant si vous venez par la route. En effet, en quittant les alentours de Tayrona et en roulant vers le nord vous passerez très vite de la forêt tropicale luxuriante au désert de dune et de sable de la Guajira.

Ce désert borde les Caraïbes et il est le le point le plus septentrional d’Amérique du Sud.
Une terre ocre, aride, parsemée de cactus et d’immenses dunes de sable blanc, c’est également le territoire Wayuu (peuple indigène local). Cette région de la Guajira a un goût de bout du monde et les eaux cristallines et les couchers de soleil de Cabo de la Vela vous enchanterons ainsi que la beauté sauvage de Punta Gallinas.

Pour bien profiter de cette région, il faut compter 3/4 jours.

Riohacha


Le point de départ pour visiter la Guajira se fait à Riohacha, capitale de la région, puis avec un guide – recommandé – et un bon 4×4 – obligatoire – vous passerez par Cabo de la Vela, les dunes de Taroa, Punta Gallinas et le sanctuaire Los Flamencos.

Bordé par le Venezuela à l’est, le désert de la Guajira est une terre mystérieuse sur laquelle vit encore la plus grande communauté indigène de Colombie : les Wayúus, peuple nomade vivant de pêche principalement, d’élevage de chèvre. Très faiblement peuplée, la péninsule se caractérise par ses déserts aux couleurs spectaculaires jamais loin de la Mer des Caraïbes.
Ces habitants se sont définis par leur farouche résistance à la colonisation espagnole : leur territoire ne fut jamais totalement soumis.

Le peuple Wayuu est la plus grande communauté indigène de Colombie par leur nombre. Il vivent essentiellement du tissage et leur vie nomade est liée essentiellement à la recherche de l’eau, leur préoccupation principale. Leur système judiciaire est entré au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité en 2010.
Les sacs tissés « mochillas » se trouvent un peu partout en Colombie, les hamacs et autres vêtements tissés sont l’artisanat le plus représentatif de la communauté. La danse de la Yonna ou Chichamaya est considérée comme une des manifestations folklorique les plus authentiques de Colombie.

Cabo de la Vela


Plage-caraïbe-la-guajiraPerdu en plein désert et bien que le tourisme se développe un peu, les hébergements sont précaires, il faudra se contenter d’un hamac à la belle étoile mais le silence et la gentillesse de ses habitants compenseront largement le manque de confort !

Il s’agit simplement d’un beau paysage, avec des plages de sable fin et des eaux calmes très colorées.

Les couchers de soleil sont particulièrement magnifiques.

Au cap de la Vela, le soleil réchauffe le cœur et le désert se confond avec l’horizon, le ciel et la mer, pour ne faire plus qu’un.

C’est une destination parfaite pour les amateurs de sports aquatiques comme le kite-surf.

Punta Gallinas, la « pointe des poules » en français, porte un nom dont personne ne connait réellement la signification surtout que le lieu n’est pas très propice aux gallinacés !

Les salines de Manaure


Un arrêt s’impose à Manaure, lieu de production de la plus grande quantité de sel de Colombie.

Au sein de cette vaste exploitation de 4200 hectares, on peut observer d’impressionnantes collines de sel marin. Le paysage se colore de nuances roses ou bleues selon l’heure et suivant l’évaporation de l’eau.
Les ouvriers du sel commencent généralement très tôt afin d’éviter les chaleurs intenses liées à la réverbération.  Les techniques des Wayuu n’ont guère changé depuis des siècles. À l’aide de cuillères en bois, les premiers indigènes raclaient la croute de sel et mettaient le précieux mineral dans de petits pots. Puis, ils érigèrent de petites digues pour contenir l’eau et lorsque la mer se retirait, le vent asséchait l’étang et il n’y avait plus qu’à récolter le sel. Aujourd’hui encore, le système fonctionne ainsi.

Manaure produit environ 65% du sel de la Colombie. Vous pourrez observer le procédé de mis en œuvre depuis l’eau salée, les bassins d’assèchement, les piles de sel puis l’emballage jusqu’à l’expédition.

Sanctuaire Los Flamencos


Le bleu du ciel, le bleu azur des eaux des Caraïbes se confondent parfois mais ici la limite est souvent interrompue par une flaque rose incandescente.

Ce spectacle déjà magique de loin, peu à peu se précise et vous découvrez les nuées de flamands roses. Cette zone bien que petite est un véritable abri et nichoir pour de nombreuses espèces d’oiseaux.

L’écosystème de la réserve rassemble à la fois des mangroves et de la forêt tropicale sèche, ce qui attire une grande variété d’espèces. Outre les oiseaux, vous pourrez y observer des pécaris, des fourmiliers, des cervidés, des ocelots, des renards…

Les randonnées à travers le sanctuaire Los Flamencos sont guidées par des membres des communautés locales.