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  • Arnaud

  • 01Jan 20

Getsemani : quartier pauvre de Cartagena et boom du tourisme

Getsemani, autrefois un faubourg de Cartagena, brûle de vie dans les rues étroites où les habitants résistent à la gentrification qui les menace depuis plus d’une décennie.

Chaque coin, rue ou place montre la culture du vieux Cartagena qui séduit les touristes dans un quartier où les enfants jouent encore dans les rues, les vieux jouent aux dominos et les dames moulent (du verbe moudre) de la noix de coco sur le pas de leur porte.

C’est le quartier où tous les voyageurs d’aujourd’hui veulent venir et rester pour vivre cette expérience. Getsemani est lieu où ils sont tous une famille, où tous ont le même but. Par exemple, quand quelqu’un tombe malade, immédiatement la communauté se met en marche pour aider cette famille : transport à l’hôpital, soins, attention, divertissement, etc.

Depuis la colonisation, lorsque le quartier a été fondé, les gens ont vécu en communauté comme s’ils formaient une seule famille.

C’est cette authenticité culturelle qui a inspiré le magazine Forbes à inclure Gestemani parmi les 12 quartiers les plus « cool » du monde en 2018, aux côtés des Sants (Barcelone), Amsterdam Noord (Amsterdam), Navy Yard (Washington) et Maboneng (Johannesburg). Les autres sont Plekhanov (Tbilissi), Casco Viejo (Panama), District 5 (Saigon), Keramikos (Athènes), Seongsu-dong (Séoul), Pilsen (Chicago) et Kalk Bay (Cape Town).

Galerie multicolore à ciel ouvert, vous êtes à Getsemani

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Credits : Ashley Rudolph

Se promener dans le quartier de Getsemani, c’est entrer dans une galerie d’art vibrante et multicolore qui, sur de nombreux murs des vieilles maisons, révèle, à travers des graffitis, le sentiment d’une communauté qui semble s’être arrêtée dans le temps.

En 2013, l’entreprise Vertigo Graffiti et la Fundación Tu Cultura, qui travaille pour le tourisme durable à Getsemani, ont promu la peinture du quartier dans une initiative appelée Mural City pour sauver les valeurs, les coutumes, les anecdotes et les préoccupations des gens.

Avant le boom du tourisme à Getsemani, les maisons étaient seulement peintes en blanc et les portes et fenêtres étaient marron. Besoin d’un changement et de quelques couleurs, ceux-ci donneraient de la vie au quartier.

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Cet art parle beaucoup de ce qu’est l’embourgeoisement. Ces graffitis parlent de culture, de race, de toute la situation que les habitants vivent à Getsemani.

Le tourisme comme facteur de changement

Depuis sa fondation, Getsemani était le secteur le plus pauvre de la Cartagena fortifiée, où vivaient des artisans et d’autres travailleurs. Et cette condition est restée jusqu’à il y a douze ans, lorsque le tourisme international a jeté son dévolu sur le quartier.

Les étrangers ont acheté une à une de nombreuses vieilles maisons pour les transformer en auberges, hôtels-boutiques, restaurants et bars qui ont rapidement rempli le quartier. Les gens vendaient leurs propriétés sans tenir compte du fait que, faisant partie du patrimoine historique de Cartagena, leur valeur était plus élevée.

Ainsi, Getsemani est devenu l’épicentre de la vie nocturne trépidante de Cartagena qui a apporté avec elle des touristes mais aussi des problèmes tels que la drogue et la prostitution.

Mais globalement, le niveau des infrastructures et des services disponibles aux locaux s’est amélioré grâce à l’arrivée d’investissement, étrangers ou non.

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