La faune et la flore de Colombie

La topographie extrêmement variée de la Colombie, Pacifique, Caraïbes, cordillère des Andes, forêt Amazonienne a permis un développement de la faune et de la flore très diversifié. La Colombie abrite la plus grande diversité animale et végétale du monde ! L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), un organisme regroupant des agences gouvernementales, des experts et des ONG, a rendu publique «liste verte» distinguant 23 sites naturels remarquables, dans huit pays d’Asie, d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud.

Les chiffres parlent d’eux mêmes !

55 000 espèces de différents groupes biologiques, 479 espèces de mammifères, 1 550 espèces d’oiseaux, 571 de reptiles, 763 d’amphibies, 2000 poissons marins, 1 533 de poissons d’eau douce.

4 000 espèces d’orchidées, 262 de palmiers, 1 600 de fougères, soit près de 15% de la flore mondiale.
L’orchidée Colombienne, le Condor des Andes et le Palmier de cire du Quindio font partie des autres symboles de la Colombie.


En Amérique du Sud, la Colombie est le seul pays à figurer sur la «liste verte», avec trois sites dont le Parc national naturel Gorgona (Pacifique), «un exemple exceptionnel de la riche biodiversité marine et côtière de ce pays avec un système de gestion participative» associant les pêcheurs locaux aux efforts de conservation de la nature. Selon le Système d’information sur la biodiversité de Colombie, ce pays est le premier du monde en diversité d’espèces d’oiseaux ; le deuxième notamment pour les plantes, les amphibiens, les papillons ; le troisième pour les reptiles et les palmiers ; et le quatrième pour les mammifères.
L’ensemble des sites naturels protégés représente 8% du territoire.

Pour plus d’information sur ces sites, voici le site officiel.

La flore colombienne

L’orchidée colombienne

L’Orchidée est la fleur nationale de la Colombie, désignée comme tel en 1936 par l’Académie colombienne d’histoire. Elle est l’une des grandes richesses de la Colombie, connue et appréciée à travers le monde – notamment la variété Cattleya Trianae qui a été nommée ainsi en l’honneur du naturaliste colombien José Jerónimo Triana. C’est une plante à feuilles charnues de la famille des Orchidaceae. La structure et les couleurs des fleurs sont d’une très grande beauté. Aimant les climats tempérés, elles abondent dans les régions montagneuses près de Bogota et dans les départements d’Antioquia, Caldas, Risaralda, Boyacá, Santander, Huila, Valle, Cauca et Nariño. Elles fleurissent pendant les mois de mars et d’avril.

Un parc leur est dédié : le parc national de l’Orchidée, situé dans le département d’Antioquia. Cet hommage rendue à la culture des orchidées s’explique par le fait que plusieurs d’entre elles poussent à l’état sauvage dans diverses régions du sud-ouest d’Antioquia. Les orchidées colombiennes sont « uniques » et les plus belles au monde. Le 1er mai 1957, Medellin organisa la première fête des fleurs.

Depuis, cette fête est célébrée chaque mois d’août est connaît un succès culturel majeur en Colombie. Si votre voyage en Colombie se déroule en août, ne manquez pas cette fête. Véritable explosion de couleurs !
Medellin, la ville du « printemps éternel » de 16°c à 30°c toute l’année.

L’arbre national

Le palmier de cire du Quindío est d’une beauté saisissante, d’une grande vigueur et d’une longévité légendaire.

La sveltesse du palmier de cire, sa hauteur impressionnante et son port singulier ont fait de lui un symbole de la flore colombienne, raison pour laquelle des organismes du secteur public promeut sa culture, remplissant ainsi les objectifs de préserver le patrimoine écologique de la Colombie et de faire connaître la grandeur de ses richesses naturelles.
On trouve le palmier de cire seulement dans les Andes colombiennes entre 2 500 et 3 000 m d’altitude. Il est l’un des palmiers les plus grands, pouvant facilement mesurer plus de 70 m de hauteur.

Au Quindío, sur les versants de la Cordillère centrale, croissent trois espèces de palmiers, la principale étant le Ceroxylon quindiuense (palmier de cire du Quindio). En 1985, le président Belisario Betancur a désigné ce palmier comme « Arbre national ».

La faune colombienne

Le condor

Le majestueux Condor des Andes symbolise la souveraineté et la liberté de la nation colombienne. C’est en 1834 qu’il a été adopté comme l’un des symboles de la patrie et comme un emblème sur les armoiries du pays.

Ce magnifique oiseau habite les sommets les plus élevés de la Cordillère des Andes, principalement en Colombie, au Pérou et au Chili. Le Vultur griphus est aussi surnommé « l’Oiseau éternel ». Il fait preuve d’une force et d’une puissance formidables.

Le condor andin peut atteindre une altitude de vol de plus de 5000 m. L’adulte peut mesurer jusqu’à 1,30 m de hauteur et avoir une envergure d’aile de 3,30 m; le mâle peut peser jusqu’à 12 kg et la femelle jusqu’à 10 kg.

On le dit capable de voler sur une distance de 1000 km dans une journée. Il préfère voler les jours ensoleillés, idéal pour les photos 😉
Sa tête est déplumée et relativement petite, de couleur généralement rougeâtre, bien qu’elle puisse changer de teinte selon l’état d’esprit de l’animal.
Le bec possède un bord très coupant et se termine en forme de crochet. Les ailes sont longues et larges et les pattes sont dotées de griffes courtes et un peu courbées, avec un doigt postérieur élevé. Les jeunes arborent un plumage de couleur marron devenant noir-bleuté chez les adultes. Une large bande blanche est présente sur la partie supérieure des ailes et une collerette blanche non complètement fermée entoure le cou.

L’olinguito, croisement d’un chat et d’un ours en peluche

Outre les jaguars, les pumas, les ours à lunettes, voici l’animal « le plus mignon du monde » découvert en Colombie, je vous présente l’Olinguito !

C’est le premier carnivore trouvé depuis 35 ans disent les scientifiques. Une erreur de classification peut expliquer cette découverte tardive. En effet, une étude poussée concernant la classification taxinomique des olingos sur 95% des spécimens a mené les chercheurs vers une nouvelle espèce. En réalité, les olinguitos sont présents depuis longtemps.

Les spécimens de la créature orange-brun ont été logés dans les musées depuis plus d’un siècle, identifiés à tort comme membres d’un groupe lié de mammifères arboricoles connues comme olingos .
Cousin montagnard du raton laveur, cette petite boule de poils s’apparente à «un croisement entre un chat et un ours en peluche».
C’est ainsi que l’institut Smithsonian de Washington décrit l’olinguito.


Moins agréable, le Kokoï de Colombie

Phyllobates terribilisBien que très mignonne, cette petite grenouille est capable de tuer un homme avec seulement 0,2 mg de toxine.

La kokoï de Colombie ou Phyllobates terribilis est un amphibien de la famille des dendrobates. Sa coloration  variable, peut être verte, blanche, ou plus couramment,  jaune doré, ne se camoufle pas, contrairement aux autres dendrobates.

Insectivore et se nourrissant principalement de fourmis et de coléoptères, la kokoï de Colombie fréquente les milieux humides de la forêt amazonienne.

Sociable et vivant par groupe de 5 à 6 individus, la phyllobate ne possède qu’un seul prédateur, en raison de sa toxicité, le lyophis epinephelus, seul serpent à être résistant aux toxines de la grenouille.


La Colombie est l’un des pays les plus riches en biodiversité. Pour les amoureux de la photo la Colombie propose plus de 1700 espèces d’oiseaux : condors, vautours, toucans, perroquets, cigognes, colibris… 165 000 espèces de papillons… Pour ce qui est de la flore, on dénombre environ 130 000 espèces de plantes, dont la moitié serait endémique, et 50 000 espèces de fleurs dont environ 3000 d’orchidées. Le gouvernement colombien protège cette biodiversité exceptionnelle dans plus de 30 parcs nationaux et douze réserves naturelles pour un total de 9 millions d’hectares.

Si vous aimez la nature, la faune et la flore et/ou êtes passionnés de photos, alors n’hésitez pas, la Colombie vous tend les bras. Nous vous conseillerons sur l’organisation et les meilleurs sites d’observation selon votre passion.