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  • Arnaud

  • 13Sep 18

La Colombie s’engage dans l’éco-tourisme en Amazonie

L’Amazonie colombienne, un vaste tapis vert où la richesse de l’eau abonde une vie animale aquatique surprenante comme les dauphins roses et le caïman noir, vise à devenir un centre de développement de l’écotourisme en Colombie.

L’Amazonie, c’est VERT !

Passer un moment dans ces territoires est un plaisir en profitant de la vue et sa palette de verts (bien plus que 50 nuances !) qui abritent des espèces en attente du lever du soleil pour fournir son spectacle de sons et de couleurs.

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L’un de ces endroits est Puerto Nariño, une ville située sur les rives de la rivière Loretoyacu à la pointe sud du pays, dont les rues étroites ne permettent pas aux voitures ou motos de circuler. Ce lieu est également reconnu pour être la première municipalité en Colombie avec zéro émissions de dioxyde carbone. Bref, un point parfait pour profiter de l’Amazonie de façon écotouristique.

Les habitants, à la couleur de peau issue du métissage, sont fiers non seulement la tranquillité du lieu, mais aussi de la flore et la faune entourant “l’aquarium naturel de Colombie”, qui est atteint par bateau au bout de deux heures de voyage depuis Leticia, la capitale du département Amazonas.

“Le tourisme est déjà sur notre territoire, mais nous avons besoin que le monde vienne et en apprenne les singularités”, dit d’une voix ferme le président du Resguardo (refuge) Indigena Ticuna, Rusbel Torres Ramos.

L’autochtone, qui rappelle que d’autres groupes de personnes comme les Cocama et Yagua y habitent aussi, a déclaré : “Il y a beaucoup d’attentes des communautés autochtones sur les prestations de santé et d’éducation issus du tourisme. La région bénéficie d’une tranquillité, ce qui est un avantage que tout le pays n’a pas et peut être mis à profit pour renforcer le tourisme de nature”, dit-il en parlant dans son dialecte.

Amazonie : avant tout une diversité incroyable

Le dirigeant autochtone souligne toutefois que la plus grande attraction touristique de la région est le complexe de Lagos de Tarapoto, récemment inscrit sur la Liste mondiale des zones humides de Ramsar.

“C’est un tour que personne ne peut louper s’il vient en Colombie, ni même les Colombiens !”, dit-il en tendant la main vers ce qu’il appelle le “berceau des dauphins roses”.

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Il nous raconte qu’il y’a des années, des «personnes étranges» ont fait croire aux peuples autochtones que si le complexe était déclaré site Ramsar, ils emporteraient leurs terres et tout ce qu’elles contiennent.

Maintenant, « tout le monde a vraiment compris qu’un site Ramsar est une reconnaissance internationale et consolide la responsabilité du gouvernement national de renforcer et de générer des ressources pour des investissements qui nous profitent ».

Le style d’un guide accompli, Torres dit que dans le complexe de Tarapoto, composé de 30 lacs, il y’a plus de “883 espèces végétales, 244 oiseaux, 176 poissons, 57 amphibiens, 30 reptiles et 201 mammifères. »

Pendant ce temps, Demetrio Soplin, de la garde indigène, assure que les touristes puissent être sûrs de pouvoir profiter de la nature et « qu’ils n’ont rien à craindre car il n’y a pas de groupes de guérilla ».

“Ici, la garde indigène assure la sécurité dans la ville, mais rien ne se passe, les gens sont calmes”, déclare l’autochtone de 60 ans. Il souligne aussi que les gens peuvent manger des fruits introuvables autre part tels que la pichirina, le arazá, le copoazú et le huito qui est aussi utilisé comme une pommade pour le nettoyage de la peau et la protection solaire.

Le gouvernement colombien a travaillé sur des initiatives visant à développer des projets de tourisme de nature, pas seulement en Amazonie, notamment après la signature de l’accord de paix avec les FARC, désormais un parti politique. Avec cela, il cherche à amener l’Etat dans les zones que la guérilla a dominé depuis des années et qui englobent des territoires riches en faune et en flore, uniques au monde.

Caño Cristales se distingue par exemple, qui a été cataloguée comme « la plus belle rivière du monde », située dans la municipalité de La Macarena, dans le département de Meta (Centro).

De même, l’Etat s’engage fort pour la croissance du tourisme sur les côtes Pacifique qui est un spectacle quand ils deviennent la maison pour les baleines à bosse depuis le sud du continent à la recherche des eaux plus chaudes pour leurs petits.

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