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  • Arnaud

  • 10Oct 17

L’afro comme richesse pour le tourisme en Colombie (part 2)

Précédemment, nous vous parlions de Getsemani, cette ancienne île depuis fusionnée avec Cartagena qui fut un endroit historiquement central pour la vente d’esclaves noirs d’Afrique pour cette partie de l’Amérique alors espagnole. Aujourd’hui, continuons notre tour de la face afro de la Colombie contemporaine. Mais commençons d’abord par ce qui motive cette distinction de type de tourisme voulue par ces descendants afro issus de l’esclavage. 

L’économie créative et la culture afro

Les tours de Getsemaní s’inscrivent, ainsi que de nombreuses autres entreprises basées sur l’économie créative, dans les activités de la Fondation Tucultura, fondation qui a parrainé différents projets économiques à Cartagena et qui a comme éléments communs la créativité et la défense de la culture propre. C’est ce qui a été baptisé ces derniers temps comme “l’économie orange.”

afro-logo-tu-cultura-colombie-decouverteMerly Beltran a fait la cour élégante de l’hôtel Casa de las Palmas, à Getsemani, son bureau. Avec les cris aigus des oiseaux tropicaux en arrière-plan, le jeune président et créateur de la Fondation Tucultura explique comment l’économie orange peut aider à protéger la culture afro-caribéenne. « L’histoire a été racontée par les Espagnols, ils l’ont écrit et, de cette écriture, nous avons Don Pedro de Heredia et ces héros qui ont généré le processus de colonisation, mais ni les indigènes ni les Noirs savaient écrire », explique Beltran.

Avec une statue du conquérant madrilène Pedro de Heredia présidant l’entrée de la ville fortifiée, le touriste moyen visite habituellement les églises et les palais coloniaux, le château de San Felipe et peut-être un musée comme le naval ou le palais de l’Inquisition. La réalité actuelle et une bonne partie de l’Histoire de la ville sont cachées derrière les bastions et les murs, dans les ceintures de la misère qui entourent le centre historique. Loin d’inclure la culture afro dans l’offre proposée aux visiteurs de la ville, le modèle touristique actuel le pousse toujours plus loin.

« L’idée est de réaliser, grâce à cet autre tourisme créatif, de la musique, du théâtre, de la poésie, de tout, que, de ces expressions artistiques, nous pouvons montrer notre histoire et les visiteurs peuvent se connecter avec elle, la vivre et la sentir », indique Beltrán, qui a soutenu depuis ses projets fondateurs allant des potagers urbains aux campagnes de nettoyage et aux soins du patrimoine par les habitants locaux.

Dans le prochain article de cette série, nous reviendrons sur l’Histoire de l’esclavage en Colombie et plus généralement d’Amérique Latine.

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